You are currently viewing Sirop artisanal bio : le Barbu est devenu Maître Artisan

Sirop artisanal bio : le Barbu est devenu Maître Artisan

Quand l’artisan devient Maître Artisan, sans fanfare ni trompettes.

Il n’y a pas eu de tapis rouge ni de cérémonie en grande pompe. Pas de grand discours, ni de salle des fêtes, encore moins de retransmission télévisée en direct-live. Juste de vraies retrouvailles entre artisans, autour d’un atelier qui sent bon le gingembre, les plantes sauvages, les épices et la gratitude… et honnêtement, c’était très bien comme ça.

Ce mardi 7 avril 2026, sous un beau soleil de printemps, j’ai eu le plaisir d’accueillir Michel Aoustin, Président de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Bretagne, accompagné de Fabrice Gomez, son vice-président.

Ils venaient me remettre mon titre de Maître Artisan. Une belle occasion que je tenais à vous partager.

C’est quoi au juste, être artisan siropier ?

Petit rappel, parce que ça mérite d’être expliqué. Être artisan, ce n’est pas juste un mot qu’on colle sur une étiquette pour faire joli. Ça ne s’improvise pas, malgré ce qu’on pourrait croire au vu du nombre de gens qui utilisent ce terme sur toutes sortes de produits.

En règle générale, ça demande un diplôme, ou à défaut, trois ans d’expérience dans son domaine.

L’expérience qui fait foi

Pour mon métier, il n’existe pas de diplôme. Le métier est trop singulier pour ça. C’est donc le terrain et l’expérience qui valident les compétences. Quand j’ai démarré en 2014, il fallait six ans d’activité pour être reconnu artisan. Aujourd’hui, trois ans suffisent. J’ai donc mis deux fois plus de temps que ce qu’on exige maintenant pour décrocher ce statut.

Le titre de Maître Artisan, lui, c’est une autre étape. C’est la reconnaissance par les pairs d’un savoir-faire solide et de valeurs portées au quotidien. Il s’obtient après au moins dix ans d’activité artisanale. Douze ans après mes débuts, c’est ce titre que j’ai eu le plaisir de recevoir aujourd’hui

Ce que le mot “artisanal” veut vraiment dire

Parce que c’est une question qui mérite d’être posée franchement : non, “artisanal” n’est pas un argument marketing libre d’emploi, synonyme de “fait à la main”.

La mention “fabrication artisanale” est encadrée par la loi. L’utiliser suppose d’être immatriculé au Répertoire des Métiers en tant qu’artisan, ce qui implique de remplir des critères précis, notamment en termes de structure, d’effectif et de mode de production. Ce n’est pas une case qu’on coche parce que le mot sonne bien sur une étiquette ou dans une campagne sur les réseaux sociaux.

Dans un secteur comme celui des boissons sans alcool, où la tendance a fait exploser le nombre de nouvelles entreprises ces dernières années, cette distinction a son importance. Pas pour écraser qui que ce soit, mais parce que quand vous achetez un sirop artisanal bio ou un concentré de gingembre, vous avez le droit de savoir ce que vous achetez vraiment.

Pourquoi je fais ce métier (et pourquoi ça compte)

Si ce titre me touche, c’est parce qu’il valide une démarche entamée en 2014, bien avant que les boissons sans alcool et à base de gingembre ne deviennent à la mode, avec des codes marketing empruntés aux boissons alcoolisées.

Je n’ai pas créé Les Sirops du Barbu pour faire comme les autres. Mon moteur, mon “Pourquoi”, c’est la conviction qu’on peut faire les choses différemment, avec du cœur et de l’exigence, en respectant le produit et les gens qui le consomment.

C’est pour ça que chaque sirop artisanal bio qui sort de mon atelier contient de vraies plantes, de vraies épices, et le strict minimum légal de sucre, soit 55%. Et c’est pour cette même raison que mon concentré de gingembre, la Boisson des Dragons, est unique. Il affiche un taux de jus de gingembre extrait à froid de 43%, bien au delà des standards actuels qu’on trouve un peu partout aujourd’hui.

Romarin Sauvage, Thym Sauvage, 5 épices inspiré du chaï indien, Cardamome, Cannelle, Gingembre… Je fabrique des produits hors des sentiers battus et l’inscription “Pour l’apéro et les cuistots !” prend tout son sens une fois qu’on les a goûtés. Fabriqué en Bretagne avec Amour et Convictions, voilà mon credo, et ce n’est pas pour faire joli ou tromper les gens.

Appelez-moi “Maître”… ou pas !

Si ça vous fait plaisir 😋 mais n’y voyez pas d’obligation… je ne vous en voudrais pas du tout ! Car cette reconnaissance ne changera pas la façon dont je travaille au quotidien. Ce titre confirme juste que la route empruntée, aussi atypique soit-elle, était la bonne.

Si cette nouvelle vous fait autant plaisir qu’à moi, c’est exactement pour ça que je voulais vous en parler.

Maître ou pas, je souhaite continuer d’apporter Un poil de saveurs dans ce monde de brutes.